Lecture
La lecture est une activité qui permet la création, l’évasion, la stimulation… et l'imprégnation individuelle et collective d'imaginaires, d'idées, de pensées. Outil d’émancipation et ou de domination, les manières de lire et de percevoir la lecture sont indissociables de la réflexion politique de l’association.
Cet entretien présente à l’appui d’une riche documentation des perspectives stratégiques pour mettre en place une politique commune en matière d’écologie du livre. Le rôle des bibliothèques et centre régionaux du livre sont présentés comme essentiels dans l’accompagnement et la coordination d’une transformation écologique de la production et de la diffusion du livre.
Marqué par de fortes coupes budgétaires dans le secteur de la culture, l’actualité de l’entretien rappelle les responsabilités de soutien économique de l’État et des collectivités locales pour soutenir les professionnels du monde du livre.
L’essor marchand du livre d’occasion est présenté synthétiquement par un croisement de données chiffrées et de débats qu’il soulève au sein de l’interprofession. S’ensuit un exposé des différentes positions et attentes des professionnel⸱les du livres concerné⸱es par ce (nouveau) marché.
Les fiches thématiques de Mélanie Cronier, chargée de mission écologie du livre et de la lecture chez Mobilis, recensent des initiatives sociales et écologiques contemporaines des métiers du livre, sur tout le territoire. Elles illustrent d’exemples de terrain le pouvoir de changement des acteurices du monde du livre et de la lecture, et sont accompagnées de ressources complémentaires sur chaque thème.
Cet entretien donne la parole à Benjamin et Sylvain, éditeurs aux éditions du commun, maison d’édition coopérative. Il fait partie de la collection «Ecologies éditoriales » réalisée par Valentin Chauveau, lors d’un stage à l’Association pour l’écologie du livre.
L’entretien aborde les questions de gestion, de répartition des connaissances et de la prise de décision entre partenaires. Sont débattues les questions de diffusion libre, du prix juste du travail et des liens entre acteurices du livre, dévoilant la complexité de gestion d’une petite maison d’édition et la remise en cause de tout un système capitaliste.
Argyll, c’est une maison d’édition, une librairie coopérative (l’Astrolabe), et un incubateur, pour mutualiser les forces. En créant Argyll, les 4 associés souhaitaient faire société et changer leur rapport au travail. Au centre des questionnements: la rémunération des artistes, l’accessibilité des livres, une volonté d’accompagner au mieux chaque texte et de ne pas participer à la surproduction éditoriale.
Ce document est issu d’une série d’entretiens menés par Valentin Chauveau dans le but d’interroger les maisons d’édition qui recherchent une cohérence écologique globale au sein de leurs pratiques.
Entre témoignages professionnels, pensées intersectionnelles, connaissance précise du marché du livre et références littéraires, ce mémoire analyse l’actuelle surproduction éditoriale et ses impacts dans l’expérience du métier de libraire. La critique du système marchand du livre est pensée au travers de plusieurs notions : concentration éditoriale, bibliodiversité, occupation de rayons, temps de vie d’un livre face à la nouveauté permanente…
L’exposition d’une dimension systémique aux actuels problèmes du métier de libraire, est accompagnée d’une enquête sur de nombreuses pratiques alternatives.
“C’est lorsqu’on commence à entretenir une relation professionnelle avec les livres que l’on découvre à quel point ils sont généralement mauvais.” - lire le résumé de la maison d'édition
Ces textes – précurseurs – de l’auteur et journaliste britannique Georges Orwell nous éclairent sur sa manière tout à fait honnête et personnelle de considérer son métier de libraire et de critique littéraire. En posant un constat acerbe et plein d’ironie sur la vacuité – déjà constatée – d’une offre éditoriale trop importante, l’écrivain nous fait part de son impossibilité à exercer le métier de libraire, après une expérience désenchantée : « à les voir en légions de cinq ou six mille dos contre dos, ils m’ennuyaient d’avance et me provoquaient même une légère nausée ». En tant que critique littéraire, il se pose la question de sa légitimité et de l’utilité d’un jugement pertinent sur ce qui est bon ou non. Par sa sincérité pleine d’humour, Orwell soulève plusieurs questions pour les professionnel·les du livre ainsi que les lecteur·ices sur notre rapport à la multitude, à l’œuvre reproductible, et à notre rapport personnel à la lecture ; nous rappelant alors que celui-ci s’inscrit peut-être dans l’approche étendue et exigeante d’une réelle rencontre.
Les livres sont dans la rue. Après l’essor des bibliothèques de rues et du bookcrossing, les boîtes à livres se démocratisent en France. Nées de l’imagination de deux artistes allemands dans les années 1990, elles sont aujourd’hui des symboles de liberté et d’échange.
Cet article traite de différentes initiatives permettant de décloisonner le livre et participant à sa circulation hors du système marchand. En favorisant l’échange et le don, les boîtes à livres prolongent la durée de vie des ouvrages, multipliant leurs lecteurices tout en réutilisant le mobilier urbain laissé à l’abandon.